*
*
*
*
* Champs obligatoires

 Ajouté à vos favoris

 Thank you for your feedback!

1 février 2019

Remise du Prix Peter et Luise Hager 2019

Le 1er février 2019, le Prix Peter et Luise Hager 2019 a été décerné à la Hochschule der Bildenden Künste Saar (HBKsaar) de Sarrebruck. Pour la huitième fois, la Fondation Peter et Luise Hager et la Hochschule der Bildenden Künste Saar récompensent des étudiants pour leur travail qui abordent, de manière artistique et créative, l'expérience sensuelle et la communication des processus techniques, sociaux et culturels de manière créative et artistique.

Le sujet du concours était la confrontation artistique et créative de la "résistance". Les élèves étaient libres de choisir les médias qu'ils voulaient utiliser pour retranscrire le thème du concours. Les 38 candidatures soumises par un total de 62 étudiants étaient très différentes, tant au niveau de la conception formelle que des médias sélectionnés.

Parmi toutes les candidatures 11 projets ont été sélectionnés. Ils sont exposés à la galerie HBKsaar. Parmi ces 11 projets, 3 lauréats ont été choisis et annoncés lors de l'inauguration de l'exposition le 1er février 2019.

Les membres du jury de la Fondation Peter et Luise Hager sont Susanne Trockle en tant que membre du Conseil d'administration de la Fondation et Gabriela Gross en tant que membre du Conseil de fondation.

Les trois lauréats, dont les prix ont été décernés par Susanne Trockle et Gabriela Gross, sont :

·         1er prix (5 000 euros) - Shakti Paqué

·         2ème prix (3 000 euros) - Esther Ramsbrock

·         3ème prix (2 000 euros) - Joanna-Melissa Crittendon

 

Les lauréats 

Continuer la lecture

1er prix : Shakti Paqué "Leçon 8 (avancé)".

Shakti Paqué réussit à transférer l'expérience psychologique et physique de la résistance au travers des personnes filmées. Les participants devaient dire "non". Cependant, que peu de temps avant l'enregistrement de la vidéo, ils ont appris qu'ils devaient hocher la tête simultanément. Lorsque nous observons ces 41 personnes dire "non" et hocher la tête en même temps pour exprimer un "oui", nous pouvons distinguer une résistance dans l’action. Certains ne sont pas à l’aise avec cet exercice d'acteur d’apparence simple. Lorsqu'ils disent "non", ils secouent la tête rapidement au lieu de hocher la tête. Les enfants sont manifestement moins habiles que leurs ainés.

Les adultes ayant plus d'expérience de vie sont-ils pour autant de meilleurs menteurs ? Dans quelle mesure le "oui" ou le "non" apparemment le plus honnête est-il toujours aussi un jeu d'acteur ?

La réflexion cinémato-performative de Shakti Paqué est basé sur nos émotions et nos résistances des personnes. Elle peut être comprise comme une recherche artistique réussie.

2ème prix : Esther Ramsbrock "La possibilité de l'autre côté. Le drapeau blanc"

Un être humain et un drapeau : le dessin apparemment simple d'Esther Ramsbrock signale une résistance à une surcharge constante, autrement dit au stress permanent auquel tout jeune adulte doit résister.

Qui veut vivre dans un monde où les enfants sont victimes de violences sexuelles ? Les nombreuses personnes insatisfaites et dépendantes n'ont-elles pas raison ? Pour toutes les raisons et prétextes concernant les médias de masse sur les raisons de s'énerver, il peut arriver que son propre point de vue, sa propre productivité, son propre pouvoir constructif soient confus et que l'on soit en permanence forcé d'être moralement indigné. Esther Ramsbrock essaie quelque chose de nouveau, une étape décisive : non seulement réagir, mais exposer son propre point de vue, différent.

3ème prix : Joanna-Melissa Crittendon "Impurity Washing".

L'installation de Joanna-Melissa Crittendon montre un lavabo, une serviette et des morceaux de savon : une invitation à la toilette. Ceux à qui on demande de se laver sont manifestement sales. La disposition des lavabos qui peut nous sembler normale dans une chambre d'hôtel dérange dans une salle d'exposition. Cette image semble stérile et froide, avec des morceaux de savon qui paraissent sales et granuleux. Comme tousles savons, il est fabriqué à partir de déchets organiques, mais Joanna-Melissa Crittendon explique que "ses ingrédients comprennent mes propres cheveux et dépôts cutanés, ma sueur et ma graisse corporelle, mais également les substances habituelles utilisées pour faire du savon de Marseille".

Tous les étudiants participant à l'exposition qui ne font pas partie des lauréats recevront une indemnité de 500 euros : Catherine Duboutay, Julia Gerhards, Felix Gropper & Bernd Rosinski, Eric Heit, Anja Khersonska, Darja Linder, Radion Rabovski & Sebastian Schuhster et Anica Seidel.


Vous voudriez toujours être à jour ? Alors inscrivez-vous pour notre newsletter et décidez vous-même de quel sujet nous devons vous informer.