*
*
*
*
*Champs obligatoires

 Ajouté à vos favoris

 Thank you for your feedback!

30.11.20

[Q&R partie 2] Humanity 5.0

Le 3 novembre 2020, Shivvy Jervis, spécialiste du potentiel humain et de l’innovation futuriste, a partagé les innovations les plus remarquables qui feront avancer l’humanité et changeront notre façon de faire du business à travers son concept « Humanity 5.0 ».

Lors de cette conférence en direct suivie par près de 500 personnes, vous avez été nombreux.ses à poser des questions. Voici la deuxième partie des réponses à vos questions.

L’histoire montre que l’humanité n’a pas toujours fait le meilleur usage des nouvelles technologies. Qu’est-ce qui va motiver ces développements et empêcher que nous en perdions le contrôle ? Comment nous assurerons-nous que les données présentées dans l’IA seront objectives et non déformées / manipulatrices ?

L’IA et les technologies similaires progressent et se renouvellent si rapidement que nous apprenons tout simplement à les contrôler correctement. Le système de droit commun britannique (dans lequel les jugements antérieurs des tribunaux constituent un droit semi-officiel par l’intermédiaire des décisions jurisprudentielles), autrefois considéré comme archaïque par de nombreux autres pays qui ne s’appuyaient que sur une législation concrète et intégralement écrite, est en fait parfaitement bien adapté au contrôle des technologies en rapide évolution.

Cela signifie qu’un grand nombre de lois et de cas de jurisprudence ont contribué à empêcher une utilisation abusive des technologies, y compris les plus évolutives. Un bon exemple en la matière est l’affaire Bridges contre South Wales Police (police du sud du pays de Galles), dans laquelle les tribunaux britanniques ont trouvé un équilibre entre la reconnaissance faciale et le droit au respect de la vie privée des personnes.

Les technologies feront toujours l’objet d’usages abusifs. Depuis la naissance des premiers ordinateurs personnels, les gens s’en servent pour s’introduire dans ceux des autres, voler des données ou juste prouver qu’ils avaient la capacité de le faire. Dans une histoire plus récente, des scandales comme ceux de la fuite de données Cambridge Analytica ou les révélations d’Edward Snowden ont permis aux décideurs politiques d’agir rapidement.

Élaborer des législations rapides et souples et sensibiliser tout particulièrement les futurs ingénieurs en IA à l’éthique permettra de réduire les cas d’utilisation abusive et de punir correctement ceux qui se produisent effectivement. Le grand public devrait également être mieux informé de ses droits en matière de données, des sujets tels que la cyber-sécurité et les droits numériques pouvant être abordés à l’école dans le futur, ce qui serait extrêmement bénéfique pour les jeunes qui avancent en âge et s’intègrent à la société.

De plus, en sensibilisant les gens aux préjugés inconscients, on les rend plus aptes à s’y attaquer au moment où les logiciels sont conçus.

Ne pensez-vous pas qu’un excès de technologies peut avoir une incidence négative sur les relations que nous entretenons avec nos clients / fournisseurs ?

Je ne plaide pas en faveur de technologies visant à remplacer les interactions humaines si essentielles dans les relations avec nos clients ou nos fournisseurs. Toutefois, lorsqu’une technologie permet de décupler les efforts humains et prend en charge des tâches répétitives et fastidieuses qui phagocytent une trop grande partie de notre précieux temps, celle-ci s’avère alors extrêmement utile et nous permet de nous concentrer sur la prise de décision et le développement des relations.

Voici trois aspects à prendre en compte :

1// Pour certains cas d’utilisation tels que le service client, les études montrent que les gens n’ont pas nécessairement de préférence pour l’être humain ou la machine. Ils préfèrent la rapidité et la justesse. Si quelqu’un n’a plus accès à Internet et doit contacter un centre d’appels afin de résoudre son problème, il n’a que faire de parler à un centre dans un lointain pays afin de bénéficier d’un « contact humain ». Il/elle veut que l’on réponde rapidement à son appel et que l’on règle son problème. Si cela peut être réalisé sur-le-champ, grâce à la technologie, les gens seront satisfaits.

2// La suppression de l’erreur humaine permet d’éliminer les erreurs, ce qui contribuera également à dynamiser les relations entre les clients, les entreprises et la composante B2B. Il y a aussi le fait que personne ne peut accuser une IA d’être impolie, et que la technologie ne perd jamais son sang-froid, ni ne se retrouve à court de patience.

3// La technologie permet également une plus grande inclusivité dans l’engagement à l’égard des clients. Les clients muets, sourds ou aveugles ont tous des besoins très variés et sont confrontés à des obstacles différents mais de taille pour obtenir l’assistance dont ils ont besoin. Les technologies telles que le text-to-speech (synthèse vocale), la reconnaissance vocale, le speech-to-text (reconnaissance vocale automatique), et bien d’autres encore, contribuent à rendre la relation client / fournisseur plus facile et plus satisfaisante pour un éventail plus large de personnes. Le fait de disposer d’une multitude de technologies permet aux clients d’obtenir le service dont ils ont besoin, quels que soient les obstacles auxquels doit faire face un bon service client.

Quel est l’impact de ces développements (comme l’intelligence artificielle) sur les compétences que nous devrions rechercher lorsque nous recrutons ?

Tout le monde n’a pas besoin d’être un expert en IA, mais la plupart des salariés des secteurs dans lesquels celle-ci joue un rôle devraient être familiarisés avec l’IA (même s’il ne s’agit que d’un bref cours d’initiation, ou même d’une auto-formation à partir de livres).

Comprendre la technologie est bénéfique lorsque l’on travaille avec l’IA ou avec des outils basés sur l’IA. Les personnes ne disposant pas d’une base technologique suffisamment solide, comme de nombreux salariés qui atteignent le milieu ou la fin de leur carrière, ne doivent toutefois pas être écartées. La volonté d’acquérir de nouvelles compétences numériques est souvent tout ce qui est requis, en particulier si l’on dispose dans son secteur d’activité d’une large base de connaissances dans laquelle puiser.

Actuellement, l’on s’oriente davantage vers des « compétences humaines, qui ne s’apprennent pas à l’école » que vers des compétences académiques concrètes et certifiées. La capacité à se montrer flexible, à s’adapter rapidement, à apprendre de nouvelles choses, à innover et à interagir positivement avec les autres devient une compétence bien plus recherchée que celle de disposer d’une dizaine ou plus de diplômes.

Cela dit, il n’a jamais été aussi facile de recruter des compétences spécifiques dans de nouveaux rôles tels que l’IA, l’apprentissage automatique ou la science des données. Ces dernières années, ils se sont transformés en véritables domaines de spécialités ainsi qu’en spécialisations dans l’enseignement. Cela va des petits cours d’initiation à la science des données en ligne jusqu’aux diplômes de 4 ans en intelligence artificielle, qui sont désormais proposés par un grand nombre d’universités britanniques réputées.

Grâce à l’explosion de la popularité de ces professions, il y a plus de salariés que jamais qui entrent sur le marché du travail avec les compétences techniques nécessaires pour réussir dans un monde axé sur les données. Il appartient toutefois aux entreprises de créer les environnements nécessaires afin d’attirer ces candidats et peut-être surtout de permettre à la main-d’œuvre déjà en poste de monter en compétences ou de recevoir une nouvelle formation afin de pouvoir emmener leurs employés dans ce voyage numérique plutôt que de les laisser sans emploi.

Lorsque nous parlons de transformation numérique en cette période de COVID, de quoi devrions-nous être conscients afin d’offrir aux programmes de transformation les meilleures chances de prospérer ?

Pour une véritable transformation numérique dans la société au sens large (par opposition à une transformation uniquement au sein d’une entreprise), les facteurs ayant une influence sur les meilleurs résultats différent de ceux dont nous parlons lorsque nous faisons référence aux cycles de changement dans une entreprise.

Nous ne devons pas oublier ces personnes qui existent dans l’écosystème plus large que celui dans lequel opère l’entreprise et qui sont actuellement exclues par la pandémie de Covid-19. Ces couches de la société qui risquent déjà d’être écartées de l’économie numérique, telles que les personnes âgées, le milliard de personnes handicapées dans le monde, qui ne peuvent actuellement plus assister à des cours ou recevoir de visites à domicile, ainsi que celles et ceux qui n’ont pas accès à Internet. Toute une série de couches sociales risquent d’être laissées pour compte.

Savez-vous qu’1 milliard d’enfants ont été « exclus » des classes virtuelles pendant cet été pandémique en raison de la « fracture numérique », parce qu’ils ne disposaient pas a) soit d’une connexion Internet adéquate, b) soit des appareils permettant d’accéder correctement à Internet (smartphones, tablettes ou ordinateurs portables), c) soit des compétences en TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) pour naviguer dans le système ?

Nous avons par ailleurs en permanence besoin d’une culture faisant preuve d’ouverture à l’égard de la transformation. En période de pandémie, les autres facteurs devant figurer sur notre écran radar pour une transformation numérique sont les suivants :

A)      Mettre l’accent sur la sécurité et une identité numérique plus sécurisée, aussi bien pour les salariés que pour les clients finaux et la société au sens large. La lutte pour notre identité numérique est un combat bien réel et nous devrions considérer la protection de l’identité numérique comme faisant partie des meilleures pratiques de la « culture » d’entreprise. Les géants des médias sociaux veulent être nos passeports numériques et les entreprises devraient aider les gens à comprendre les nuances en matière de vie privée ou des droits des consommateurs et aussi faire évoluer les secteurs vers un écosystème plus ouvert.

Sans transparence, la transformation peut bien démarrer avant de hoqueter et de s’éteindre rapidement.

B)      Envisager des « transformations vertes » : définir et approuver des objectifs de développement durable est vital pour les organisations, tout comme encourager les entreprises de toutes tailles (start-ups, PME et multinationales) à améliorer considérablement l’empreinte écologique de leur infrastructure numérique. Un cycle de transformation verte contribue grandement à intégrer la durabilité et la gestion des ressources dans l’économie numérique.

C)      Du talent, encore du talent, toujours du talent ! Mettre en valeur les nouveaux talents, les esprits brillants et les idées prometteuses et accueillir des penseurs moins conformistes se traduit par de bons résultats commerciaux. Il s’agit ici des chefs de file et des experts dont les idées peuvent, au départ, faire dire à certains : « Cela semble un peu risqué, je ne suis pas vraiment sûr ».

Cependant, ces francs-tireurs déclenchent souvent de meilleurs résultats de transformation en encourageant l’expérimentation, dont un grand nombre d’entreprises ont désespérément besoin pour pouvoir se développer.

La dynamique d’une pandémie a pour conséquence que les programmes de transformation autrefois planifiés sur une période de deux ans sont désormais condensés sur un calendrier de 8 mois ! De ce fait, nous assisterons à davantage d’expérimentations et à un déploiement rapide pour tester de nouveaux outils. La main-d’œuvre y répondra et les boucles de rétroaction deviendront ainsi plus rapides et plus efficaces.

La technologie permet également une plus grande inclusivité dans l’engagement à l’égard des clients.

Shivvy Jervis, futuriste en innovation

Vous pourriez aussi aimer

  25.11.20 [Q&R partie 1] Humanity 5.0

Le 3 novembre 2020, Shivvy Jervis, spécialiste du potentiel humain et de l’innovation futuriste, a partagé les innovations les plus remarquables qui feront avancer l’humanité et changeront notre façon de faire du business à travers son concept « Humanity 5.0 ».

Lors de cette conférence en direct suivie par près de 500 personnes, vous avez été nombreux.ses à poser des questions. Shivvy répond aux questions en suspens dans un article en deux parties.
Dans cette première partie, des sujets tels que l’impact écologique des technologies, les disparités à travers le monde ou encore les dangers liés aux nouvelles technologies mais aussi les avantages de ces dernières sont abordés.

Bonne lecture !

 
  16.11.20 [Replay] Humanity 5.0 : l'avenir de notre potentiel humain

Lors de la conférence du 3 novembre dernier, Shivvy Jervis, futuriste en innovation, nous a présenté son concept « Humanity 5.0 ». Shivvy a su captiver l’audience grâce à son dynamisme et à l’aide de supports vidéo, elle nous a fait découvrir en moins d'une heure des avancées révolutionnaires digitales et technologiques. Elle s'est focalisée sur les avancées les plus axées sur l'humain, car elle est convaincue qu'il « est essentiel de faire progresser l'humanité et les personnes au même rythme que les technologies ».

Vous découvrirez quelles innovations amélioreront nos capacités mais aussi comment utiliser la technologie pour le bien social et avoir un impact durable sur les entreprises, la société et les citoyens.

La vidéo est disponible en anglais, avec sous-titrages en anglais, français et allemand.

 
  18.02.19 IA aujourd’hui et demain I Daniel Hulme

 Fin 2018, Daniel Hulme a donné une conférence sur l'intelligence artificielle. Dans cet entretien, il nous explique en quoi cela consiste et comment la distinguer de simples processus d'optimisation.

 

[Q&R partie 1] Humanity 5.0

Le 3 novembre 2020, Shivvy Jervis, spécialiste du potentiel humain et de l’innovation futuriste, a partagé les innovations les plus remarquables qui feront avancer l’humanité et changeront notre façon de faire du business à travers son concept « Humanity 5.0 ».

Lors de cette conférence en direct suivie par près de 500 personnes, vous avez été nombreux.ses à poser des questions. Shivvy répond aux questions en suspens dans un article en deux parties.
Dans cette première partie, des sujets tels que l’impact écologique des technologies, les disparités à travers le monde ou encore les dangers liés aux nouvelles technologies mais aussi les avantages de ces dernières sont abordés.

Bonne lecture !


[Replay] Humanity 5.0 : l'avenir de notre potentiel humain

Lors de la conférence du 3 novembre dernier, Shivvy Jervis, futuriste en innovation, nous a présenté son concept « Humanity 5.0 ». Shivvy a su captiver l’audience grâce à son dynamisme et à l’aide de supports vidéo, elle nous a fait découvrir en moins d'une heure des avancées révolutionnaires digitales et technologiques. Elle s'est focalisée sur les avancées les plus axées sur l'humain, car elle est convaincue qu'il « est essentiel de faire progresser l'humanité et les personnes au même rythme que les technologies ».

Vous découvrirez quelles innovations amélioreront nos capacités mais aussi comment utiliser la technologie pour le bien social et avoir un impact durable sur les entreprises, la société et les citoyens.

La vidéo est disponible en anglais, avec sous-titrages en anglais, français et allemand.


IA aujourd’hui et demain I Daniel Hulme

 Fin 2018, Daniel Hulme a donné une conférence sur l'intelligence artificielle. Dans cet entretien, il nous explique en quoi cela consiste et comment la distinguer de simples processus d'optimisation.


25.11.20

[Q&R partie 1] Humanity 5.0

Le 3 novembre 2020, Shivvy Jervis, spécialiste du potentiel humain et de l’innovation futuriste, a partagé les innovations les plus remarquables qui feront avancer l’humanité et changeront notre façon de faire du business à travers son concept « Humanity 5.0 ».

Lors de cette conférence en direct suivie par près de 500 personnes, vous avez été nombreux.ses à poser des questions. Shivvy répond aux questions en suspens dans un article en deux parties.
Dans cette première partie, des sujets tels que l’impact écologique des technologies, les disparités à travers le monde ou encore les dangers liés aux nouvelles technologies mais aussi les avantages de ces dernières sont abordés.

Bonne lecture !

16.11.20

[Replay] Humanity 5.0 : l'avenir de notre potentiel humain

Lors de la conférence du 3 novembre dernier, Shivvy Jervis, futuriste en innovation, nous a présenté son concept « Humanity 5.0 ». Shivvy a su captiver l’audience grâce à son dynamisme et à l’aide de supports vidéo, elle nous a fait découvrir en moins d'une heure des avancées révolutionnaires digitales et technologiques. Elle s'est focalisée sur les avancées les plus axées sur l'humain, car elle est convaincue qu'il « est essentiel de faire progresser l'humanité et les personnes au même rythme que les technologies ».

Vous découvrirez quelles innovations amélioreront nos capacités mais aussi comment utiliser la technologie pour le bien social et avoir un impact durable sur les entreprises, la société et les citoyens.

La vidéo est disponible en anglais, avec sous-titrages en anglais, français et allemand.

18.02.19

IA aujourd’hui et demain I Daniel Hulme

 Fin 2018, Daniel Hulme a donné une conférence sur l'intelligence artificielle. Dans cet entretien, il nous explique en quoi cela consiste et comment la distinguer de simples processus d'optimisation.